Forcé ou libre ? Comment le choix influence les réactions des chevaux au toucher

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Résumé d’un article scientifique (https://lnkd.in/gmAQRRdH), par l’International Society of Equitation Science.

Cette étude s’intéresse à la manière dont les chevaux de médiation réagissent à différents types de toucher — tapoter, caresser ou gratter — sur diverses zones du corps, selon que l’interaction est imposée ou laissée au choix du cheval.

Dix chevaux de médiation ont été touchés par des participants plus ou moins expérimentés dans deux conditions :

  1. Toucher imposé, où le cheval était attaché et la personne devait toucher toutes les zones dans un ordre prédéfini ;
  2. Toucher libre, où le cheval était en liberté et la personne ne le touchait que s’il venait spontanément à sa rencontre.

Les chevaux ont montré davantage de signes d’inconfort — tels que des comportements oraux, de l’agitation ou des mouvements de queue — lors du toucher imposé, bien qu’ils aient moins souvent secoué la tête dans cette condition. Le mouvement de la queue variait également selon la zone corporelle, étant moins fréquent lors du contact sur l’arrière-main.

Dans la condition de toucher libre, les chevaux avaient bien plus souvent la tête basse et orientaient moins leurs oreilles vers la personne, indiquant une posture plus calme et autodirigée.

La fréquence cardiaque était plus élevée pendant le toucher libre, mais la variabilité de la fréquence cardiaque montrait que les chevaux étaient physiologiquement plus détendus avec des participants moins expérimentés.

Dans l’ensemble, les résultats suggèrent que le toucher imposé n’est pas perçu positivement, soulignant l’importance d’offrir aux chevaux de médiation un certain choix et contrôle lors des séances de relation d’aide équine.

Cependant, cette étude ne permet pas de distinguer clairement les effets du toucher lui-même de ceux du choix : comme toutes les observations ont été réalisées en extérieur sur de l’herbe rase, le comportement naturel de pâturage des chevaux a pu influencer la fréquence avec laquelle ils restaient à portée de contact. Ces résultats encouragent donc à mener de futures recherches pour mieux isoler les effets respectifs du toucher et de la liberté de choix.

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